Le sous-sol de Quimper réserve des contrastes saisissants que seuls les terrassiers expérimentés connaissent vraiment. Entre le centre historique, posé sur un socle granitique compact au-dessus de la vallée de l'Odet, et les extensions résidentielles de Kerfeunteun ou d'Ergué-Armel qui s'étalent sur des alluvions argileuses, un projet de construction ne rencontre jamais les mêmes conditions à deux cents mètres de distance. Une fouille d'essai par puits d'exploration permet justement d'aller observer en direct cette transition — là où le sondage mécanique ne donne qu'une carotte fragmentée, le puits livre la stratigraphie complète et la réalité des remblais. C'est ce que nous faisons pour chaque chantier quimpérois nécessitant une reconnaissance précise avant terrassement ou reprise en sous-œuvre, en couplant l'inspection visuelle au sondage SPT quand il faut quantifier la portance en profondeur.
À Quimper, le granite altéré forme des boules résiduelles imprévisibles — seul un puits d'exploration de 2 à 3 mètres permet de les détecter avant de positionner une semelle.



