Sur un chantier de réhabilitation rue de Brest, juste derrière la cathédrale Saint-Corentin, on s'est retrouvé avec un limon sableux tellement lâche que la tarière mécanique s'enfonçait sous son propre poids. Le maître d'ouvrage voulait reprendre en sous-œuvre un mur mitoyen en pierre de taille, mais le sol d'assise ne tenait pas la moindre poussée. La solution a été de concevoir un programme de conception d'injections en deux phases : un traitement de remplissage à faible pression dans les vides, suivi d'un clavage de compactage pour homogénéiser la portance. À Quimper, le sous-sol réserve souvent ce type de surprise, entre les alluvions récentes de l'Odet et les arènes granitiques plus ou moins altérées. Quand on intervient dans le centre historique, il faut composer avec l'exiguïté des accès et la proximité des réseaux, ce qui rend la conception des injections bien plus délicate qu'en terrain ouvert. On s'appuie sur des essais de perméabilité in situ pour calibrer le coulis et définir les pressions limites sans déstructurer le terrain encaissant.
Injecter un sol alluvionnaire à Quimper sans avoir cartographié les circulations d'eau, c'est prendre le risque de diluer le coulis et de rater le traitement.



