Un projet de lotissement à Kerfeunteun nous a récemment confrontés à une alternance d’argiles limoneuses et de sables graveleux sur moins de deux mètres de profondeur. Le bureau d’études avait besoin d’une courbe granulométrique continue, du caillou jusqu’aux particules fines inférieures à 2 microns, pour dimensionner correctement les tranchées drainantes et vérifier la sensibilité au gel. À Quimper, la géologie de fond de vallée — entre l’Odet et le Steïr — réserve souvent ces juxtapositions héritées des dépôts fluvio-glaciaires. Nous avons combiné le tamisage à sec et par voie humide avec la sédimentométrie pour couvrir l’intégralité du fuseau granulométrique. Ce type d’analyse devient vite indispensable dès que le sol quimpérois montre un caractère plastique sous la pluie bretonne, et permet d’anticiper les comportements hydrauliques avant même le terrassement.
Une courbe granulométrique complète à Quimper, du tamis 80 mm jusqu'au dernier percentile argileux, conditionne directement le choix des techniques de drainage et de compactage.



