Entre le quartier historique de Locmaria, posé sur le granite sain qui domine l’Odet, et les extensions récentes de Kerfeunteun ou du Moulin-Vert, les contrastes géotechniques sont frappants. Le sous-sol granitique affleurant rassure, mais les vallées alluviales et les zones de remblais racontent une tout autre histoire lorsqu’on parle de comportement sismique. La nappe phréatique, souvent sub-affleurante en hiver le long du Steir, change radicalement la donne pour un projet de fondation. C’est là que l’analyse de liquéfaction des sols devient indispensable : un sable limoneux saturé, stable au quotidien, peut perdre toute portance en quelques secondes sous sollicitation cyclique. En croisant les données de nos sondages SPT avec la stratigraphie locale, nous identifions précisément les horizons vulnérables avant le premier coup de pelleteuse.
Un sable saturé sous une nappe à 1,50 mètre avec un N-SPT inférieur à 10 : voilà le scénario de liquéfaction le plus fréquent que nous diagnostiquons dans les vallées quimpéroises.



